Immobilier : la France devient le pays le plus onéreux

Les investisseurs qui souhaitent acheter des biens en France doivent s’attendre à des coûts relativement élevés par rapport à d’autres pays. Avec le récent Brexit, le marché devrait être chamboulé dans les prochains mois.

Une superficie divisée par deux en France

Jusqu’au mois de Juin 2016, le Royaume-Uni était le pays où le secteur immobilier était le plus cher, mais le Brexit a changé la donne. Sa sortie de l’Union européenne devrait lui faire perdre ce statut récupéré dans la foulée par la France. Cette dernière est déjà classée dans le Top 3, mais elle devrait rapidement obtenir la pôle position. Il suffit de se focaliser sur les prix pour comprendre que la grille tarifaire est problématique. En la comparant à celle identifiée en Allemagne, les Français sont limités à un logement deux fois plus petit pour un montant similaire. C’est la société Deloitte qui a réalisé cette étude pour montrer à quel point le marché est onéreux en France et l’impact du Brexit.

Par conséquent, un ménage qui débourserait 200 000 euros en Allemagne obtiendrait 100 m² contre 94 m² pour la Belgique, et même 84 m² pour l’Italie. La France est très mal classée avec 50 m², seul le Royaume-Uni arrive derrière la France, avec une surface limitée à 39 m².

Un bien français demande 8 années de salaires

Sur le sol français, de nombreux investisseurs tentent de construire un patrimoine en choisissant par exemple une SCI. L’objectif consiste à faciliter la gestion ainsi que la transmission des biens aux enfants. Toutefois, l’effort financier demandé est important par rapport à d’autres habitants. Les Français sont contraints de s’endetter sur plusieurs années alors que les Allemands ont la chance de rentabiliser un logement beaucoup plus rapidement. Pour les pays préalablement cités, il faudra en moyenne 4 années de salaires pour que le bien soit acheté alors que, sur le sol français, le délai sera aisément multiplié par deux.

Un paradoxe est également visible en France, car le marché est onéreux, mais ce pays a la particularité de construire le plus de biens sur l’ensemble de l’Europe. Toutefois, cette offre n’est pas suffisante pour combler la demande. Finalement, les coûts élevés n’auraient pas un impact sur le succès des ventes.

Un investissement onéreux pour un logement en France

Pourtant, il est généralement nécessaire de débourser près de 4.000 euros par m² pour un logement neuf contre 3.200 euros pour l’Irlande et 5.000 euros pour le Royaume-Uni. Il est important de noter que le secteur a été optimisé grâce aux taux, la baisse engendrée depuis plusieurs mois a permis à des ménages français d’accéder plus facilement à l’acquisition d’une propriété. Selon les experts, la tendance devrait continuer sur cette même voie jusqu’à la fin 2016. L’année est de ce fait propice à l’achat de logements qu’ils soient neufs ou anciens. De plus, le gouvernement propose de sérieux avantages au niveau de la défiscalisation avec, par exemple, la Loi Pinel.

Une nette hausse pour les ventes dans l’ancien

Au niveau de l’offre, elle devrait continuer de croître puisque 2015 a été une très bonne année. Les statistiques montrent que les volumes de ventes ont été en hausse de 15% pour le secteur des biens anciens. Même si les coûts sont élevés, ils ne semblent pas freiner l’envie d’acquérir un bien. Certes, les logements proposés dans d’autres pays comme en Allemagne sont beaucoup plus confortables avec une superficie multipliée par deux. Il faudra également attendre la sortie officielle du Royaume-Uni pour connaitre le réel impact du Brexit sur l’immobilier.

(Photo sous licence CC par Moyan Brenn)