Le rachat de crédits est menacé par une nouvelle réglementation

Aujourd’hui, cette méthode se dévoile comme une solution optimisée pour les foyers endettés. Cette astuce pourrait toutefois être mise de côté à cause d’une réglementation européenne qui vient de débarquer sur le sol français.

La réglementation implique l’instauration d’un taux d’usure spécifique

Dans quelques semaines, le rachat de crédits pourrait être relégué au passé alors que la situation est propice à un tel rassemblement. Les taux appliqués par les établissements banquiers sont de plus en plus faibles. Ils peuvent atteindre 1.15% pour les foyers avec de hauts revenus. Dès le 1er juillet 2016, l’euphorie pourrait être remplacée par une forte déception, car il sera sans doute complexe de trouver un établissement susceptible de concrétiser ce regroupement. Cette situation est impactée par le taux d’usure des crédits immobiliers qui sera appliqué dès que le dossier mentionnera un prêt en lien avec l’immobilier. Jusqu’à maintenant, le contexte était quelque peu différent puisque le taux d’usure à la consommation était en vigueur lorsque la proportion des dettes immobilières était inférieure à 60%. Du côté des clients, la nouvelle réglementation est attractive puisqu’ils bénéficieraient d’un taux faible.

25 000 foyers dépourvus de rachat de crédit en juillet

Les banques seront sans aucun doute un peu plus frileuses pour regrouper les crédits lorsque les ménages auront des finances fragiles alors qu’elles bénéficieront de ce taux d’usure favorable. Par conséquent, les marges seront faibles, ce qui pourrait parfaitement mettre un terme au rachat de crédits. Pour l’instant, cette éventualité n’est pas au rendez-vous puisque la réglementation sera fonctionnelle dès le 1er juillet 2016. Si vous avez l’intention de choisir cette astuce pour retrouver une sérénité financière, il est largement conseillé de souscrire à une offre sans tarder, par exemple auprès d’un spécialiste comme www.rdcf.fr.

Dans quelques semaines, les banques qui se soumettront au rachat de crédits pourraient être peu nombreuses. L’ASF (Association Française des Sociétés Financières) a effectué une étude en se focalisant sur l’impact de cette réforme. Elle estime que 25 000 foyers français ne seraient plus en mesure d’accéder au regroupement des crédits.

Comment envisager le futur avec une telle situation ?

Si le rachat de crédit venait à disparaître ou à réduire son champ d’investigation, il y a de grandes chances pour que les dettes des Français s’accumulent. Des établissements auraient peut-être une solution pour lutter contre cette réglementation. En effet, des spécialistes seraient en mesure de développer un taux d’usure conçu spécialement pour des situations précises. Les clients réduiraient leur endettement en bénéficiant toujours de ce rachat de crédits, mais les banques retrouveraient une prime de risque attractive. Ce serait la seule solution pour maintenir ce regroupement.

Attention, la Banque de France a aussi son mot à dire

Pour cela, elles mettraient en place un taux d’usure plus important pour les prêts immobiliers. La situation n’est pas encore définitive, car il faudra attendre le 1er juillet prochain pour découvrir la réaction du secteur. De plus, la Banque de France ne peut pas être exclue des décisions, c’est elle qui fixe les seuils pour le taux de l’usure. Par conséquent, si elle ne prend pas en compte les volontés du secteur bancaire, l’avenir du rachat de crédit pourrait être problématique.

Pour ceux qui ne le savent pas, ce fameux taux d’usure est le taux maximum appliqué lors de la souscription à une offre de prêt. Le calcul est assez facile à obtenir, il consiste à effectuer une moyenne des taux en vigueur au cours du précédent trimestre tout en l’augmentant d’un tiers. Quelques jours avant le mois de juin, il sera possible de le déterminer en se référant à la moyenne identifiée depuis le mois d’avril.